Le Couteau de Gebel-el-Arak

Poignard "du Gebel el-Arak"

Contact entre Egypte et Mésopotamie au IVème millénaires avant J-C !

En lien PDF "Le maître des animaux" Ankh n°18/19/20 année 2009/2010/2011.

Estimation: -3300 - 3200 avant J.-C.

Origine: Gebel el-Arak, au sud d'Abydos

Longueur de l'artéfacte : 25,50 cm.

Gebel el-Arak Knife back side-b.jpg  

Crédit photo wikimédia commons "face A, couteau de Gebel

Gebel el-Arak Knife front side.jpg

  • Crédit photo, Face B "couteau de Gebel-el-Arak"

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Le "poignard" ou "couteau" découvert de Gebel-el-Arak, fait sûrement parti des découvertes les plus précieuses de l'archéologie préhistorique égyptienne, période bien trop délaissé par nos archéologues attirés par les trésors dorés et les gigantesque pyramides et temples d'égypte. N'oubliez pas de garder à l'esprit tout au long de cet article, que l'apparition de la roue en mésopotamie est situé dans la seconde moitié du IVème millénaire avant J.C au travers des bas-reliefs découvert à Sumer. Ce couteau apporterait donc la preuve de contact entre les civilisations égyptienne et mésopotammienne 1000 ans avant la construction supposé de la grande pyramide de Kéops (estimation actuel-2560 av.J.C) dont il est affirmé qu'ils ne pouvaient absolument connaître la poulie.

 

Et pourtant plusieurs hypothèses naissent...

Le couteau date plus précisément de la fin de la période dite de "Nagada II" entre -3300 et -3200 av-J.C en Egypte, il a été découvert non loin de l'antique cité d'Abydos et près de Nag Hammadi (où l'on à découvert des manuscrits inédits). Le poignard est composé d'une lame en silex blond dont la réalisation relève d'une haute technicité et d'un manche fait en canine d'ivoire d'Hippopotame, sculpté de scènes en bas-reliefs. Il est actuellement conservé au musée du Louvre qui l'a acquis en 1914.

Ce qu'implique la découverte de ce couteau est une information majeur. Les égyptologues et archéologues, devraient indéniablement prendre en compte au plus vite cette information afin de faire de réelle avancées concernant l'origine et l'apparition des premiers égyptiens au temps préhistorique (cependant cela ne veut pas forcément dire que les premiers égyptiens venaient obligatoirement de mésopotamie, ni que c'était les premiers résidents en terre d'Egypte, plusieurs hypothèse peuvent être développées et il serait bien de ne pas y apporter de conclusions à la hâte encore une fois les implcations sont bien trop importante, selon Bérose, "le savoir des gens de Mésopotamie vient d'une révélation antérieure au déluge".Mais je vous communiquerai à ce sujet ultérieurement).

Le poignard compte parmi les plus anciennes manifestations d'un bas-relief parvenu jusqu'à nous, ont dénombre seulement trois couteaux de même type retrouvé et répartis entre l'Angleterre, la France et les Etats-Unis, le mieu conservé étant celui du louvre. Les thèmes présentés sont issus de la tradition nilotique mais le plus important sont les personnages typiquement mésopotamien qui font l'objet de cet article ! Le manche en ivoire comporte des animaux, une scène de chasse, des lions dominés par un personnage "le maître des animaux" (que l'ont pourrait assimilé à Gilgamesh), ainsi que des bâteaux et des scènes de combats humains. Ce qui est sûr c'est que le couteau de Gebel-el-Arak continuera à faire couler beaucoup d'ancre.

 

La lame en silex

Tout dans cette arme nous indique luxure et prouesse technique. Sur une face, les enlèvements parallèles dessinent une ligne centrale au tracé régulier.

L'autre face de la lame est simplement polie. De minuscules retouches constituent un tranchant dentelé.

Cette technique est très longue et difficile techniquement à réaliser, elle n'a d'ailleur été mise en oeuvre par les artisans égyptiens que pendant une durée limitée située entre 3500 à 3200 avant J.-C. C'est le perfectionnement le plus abouti du travail du silex.

Le manche en ivoire d'Hippopotame

L'analyse a déterminé irréfutablement qu'il s'agit d'une canine d'hippopotame. On ne connaît qu'un petit nombre d'exemplaire de ce type de manche de poignard en ivoire, décoré de relief. Ces poignards sont des oeuvres exceptionnelles, nous pensons que d'après la rareté de l'objet, ils été sûrement réservés à une élite.

La lame s'emmanche dans la canine d'hippopotame entièrement décorée, qui comporte un bouton central perforé pour y passer un lien. Sur une des faces, on peut aperçevoir un personnage barbu, coiffé d'un bonnet, se tenant debout entre deux lions qu'il maîtrise, certains motifs sont des variantes de ceux de la Mésopotamie contemporaine : le personnage barbu du roi-prêtre (cf. AO 5718, AO 5719) et le dompteur de bêtes ou "Maître des animaux" en sont des exemples.

Au-dessous, figure des chiens domestiques et des animaux sauvages ; un chasseur semble attraper une antilope. L'autre face présente des combats en registres. En haut, des hommes quasiment nus, seulement vêtus d'un étui pénien, s'empoignent dans un corps à corps. En bas, des cadavres jonchent l'espace entre des embarcations de deux types différents, qui sont attestés en Égypte à l'époque de Nagada.

L'association ECD n'est pourtant pas entièrement d'accord avec la description faite part le musée français. "Le thème du combat apparaît à la fin de cette époque, c'est pourquoi les chercheurs ont tenté d'y voir les narrations d'évènements historiques. Aujourd'hui, on les interprète plutôt comme des images de référence, un catalogue des thèmes importants pour la classe dominante, à cette époque où se forme l'État égyptien." extrait résumé du Louvre.

En effet pourquoi vouloir reporter les scènes représentées comme un thème et non pas des scènes comme cela se fait dans les lectures des bas reliefs égyptien qui sont ni plus ni moins que les récits de victoire de bataille?


Il est certain que des contacts directs ou indirects eurent lieu entre les deux civilisations bien avant ce que les scientifiques affirment. L'utilisation de la poulie par les bâtisseurs de Keops résoudrait complètement le transport et l'élèvation des blocs de pierre de plusieurs tonnes.
La question à se poser est bien pourquoi penser que deux peuples seulement séparés de moins de 3000km de distance n'aurait-elle pas eu de contacter sachant l'avancer technologique dont ils disposaient respectivement et bien sur à la vu de cet artefact le poignard de Gebel-el-Arak

Cet objet éclaire ainsi le passage entre la fin de la préhistoire et l'éclosion de la civilisation pharaonique.

Gebel el-Arak knife mp3h8783-black.jpg

Crédits photos wikimédia commons, face B finement travaillée

 

Gebel el-Arak 1.jpg

Crédit photo wikimédia Commons, face A polie

 

Image associée

Bas-relief Gilgamesh ("le mâitre des animaux")

 

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Bas-relief Assyrien.

L.Occhipenti.
 

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