La théorie de l’érosion du Grand sphinx d’Égypte par l’eau il y a plus de 5000 ans.

Sphinx

La théorie de l’érosion du Grand sphinx d’Égypte par l’eau il y a plus de 5000 ans.

L’article qui suit rassemble les éléments de la bataille qui fait rage encore actuellement concernant l’âge du Grand sphinx d’Égypte. L'hypothèse admise par la communauté scientifique ainsi qu’inscrite dans nos livre d’école, nous indique que le Sphinx à été bâti vers -2500 avant notre ère ainsi que les grandes pyramides. Cependant une érosion caractéristique d'un écoulement d’eau intense et répété sur une longue période est visible par tous depuis toujours, pourtant ce n’est qu'au XIXème siècle que René Schwaller de Lubicz, ne le remarque et soumet sont hypothèse au grand public qui sera reprise par d’autre jusqu’à aujourd’hui. La première partie est l'excellente article wikipédia  « L’hypothèse de l'érosion du sphinx par l'eau » que je me suis permis d’annoter. La seconde partie est la - Réponse dans 'Archaeology Magazine' à Zahi Hawass et Mark Lehner par Robert M. Schoch, qui me paraît essentiel de faire complèter cet article.

 

1ère Partie - Hypothèse de l'érosion du sphinx par l'eau.

L'hpothèse de l'érosion du sphinx par l'eau soutient que le principal type d'altération évidente sur les murs d'enceinte du Grand Sphinx a été causé par une exposition prolongée et importante aux précipitations qui auraient été antérieures au règne de Djédefrê et Khéphren, les pharaons auxquels les égyptologues les plus modernes attribuent la construction du Grand Sphinx et de la Deuxième Pyramide de Gizeh autour de 2500 avant Jésus-Christ. Les égyptologues, les géologues ainsi que d'autres ont rejeté l'hypothèse de l'érosion par l'eau et l'idée d'un sphinx plus ancien, en offrant diverses explications alternatives pour la cause et la date de l'érosion. Hypothèse. 

René Adolphe Schwaller de Lubicz, un égyptologue français,, a été le premier à désigner des preuves d'érosion par l'eau sur les enceintes du sphinx dans les années 1950. John Anthony West, un auteur et égyptologue alternatif, a d'avantage étudié l'idée de Schwaller de Lubicz et, en 1989, il a demandé l'opinion de Robert M. Schoch, un géologue et professeur agrégé de sciences naturelles au collège d'études générales de l'université de Boston. 

Renee schwaller de lubicz

René Schwaller de Lubicz

À partir de son étude de la géologie du mur d'enceinte, Schoch a conclu que le principal type d'altération évidente sur les murs d'enceinte du Sphinx a été causé par une exposition prolongée et importante aux précipitations. Selon Schoch, la région a connu une pluviométrie moyenne annuelle d'environ un pouce (2,5x20 cm), depuis l'Ancien empire (env. 2686 – 2134 av. J.-C.), de telle sorte que, comme la dernière période de pluies importantes en Égypte s'est terminée entre la fin du IVe et le début du IIIemillénaire avant J.-C., la construction du Sphinx devrait dater du VIe ou Ve millénaire av. J.-C.  (Je serai plus pour dire plutôt, « au minimum ».LO)

Schoch note, en outre, que les altérations de la roche observées sur l'enceinte du Sphinx sont également constatées sur la roche d'origine formant le corps du Sphinx et sur les temples de la vallée. On sait que ces derniers ont été construits à partir des blocs retirés au Sphinx lorsque le corps a été sculpté. Alors que l'étendue des travaux de réparation du Sphinx et des temples associées par la IVe dynastie est reconnu par des égyptologues tels que Lehner et Hawass, Schoch soutient : « Si le revêtement de granite couvre des blocs de calcaire hautement altérés, alors les structures de calcaire d'origine doivent être largement antérieures au revêtement de granite. Évidemment, si les blocs de calcaire (provenant de l'excavation du Sphinx) des temples pré datent les revêtements en granite, et que ces revêtements de granite sont attribuables à Khéphren de la Quatrième Dynastie, alors le Grand Sphinx doit avoir été construit avant le règne de Khéphren ». 

Colin Reader, un géologue britannique, accepte que les altérations de la roche indiquent une érosion prolongée par l'eau. Reader a constaté, entre autres, que le flux d'eau de pluie provoquant l'érosion a été endigué par la construction des carrières de Khéops, qui se trouvent directement en amont de l'enceinte du Sphinx, et conclut donc que le Sphinx doit précéder le règne de Khéops et certainement celui de Khéfren de plusieurs centaines d'années.
Reader n'est pas d'accord avec l'estimation paléométéorologique de Schoch, et conclut plutôt que le Sphinx date du début de période dynastique. (Donc du début la période que l’on nomme actuellement la « dynastie zéro » dont j’ai déjà parler il y a quelque mois.)

Pour expliquer la taille apparemment sous-dimensionnée de la tête du Sphinx par rapport au corps, Reader, tout comme Schoch, propose que la tête était à l'origine celle d'un lion qui a ensuite été resculptée à la ressemblance d'un pharaon. (D'autres avances ont avancés la possibilité que ce soit à l’origine la représentation du dieux Anubis).

De même, David Coxill, un géologue indépendant au travail de Schoch et de Reader, a conclu, à partir des altérations de la roche des murs d'enceinte que « le Sphinx est âgé d'au moins 5000 ans et pré-date la période dynastique ». 

Réaction des égyptologues et archéologues.
Zahi Hawass, l'ancien ministre égyptien des antiquités et secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, a été questionné lors d'une interview pour la série Nova, sur la possibilité qu'une civilisation plus ancienne ait pu sculpter le Sphinx. Hawass a répondu : « bien sûr que ce n'est pas possible pour une raison... Aucun artefact, pas une seule inscription, ou de la poterie, ou quoi que ce soit n'a été trouvé jusqu'à maintenant et en tout lieu qui précéderait la civilisation égyptienne de plus de 5 000 ans ». Ce raisonnement et sa conclusion a été soutenue par Mark Lehner, un autre égyptologue reconnu, dans un autre interview de la série Nova D'autres archéologues ont fait des critiques semblables comme Kehheth Feder.

Un autre argument utilisé par les égyptologues pour attribuer le Sphinx à Khéphren est la théorie du contexte, qui observe que le Sphinx est situé dans le contexte du complexe funéraire entourant la deuxième pyramide, qui est traditionnellement liée avec Khéphren. En dehors de la chaussée, la pyramide et le Sphinx, le complexe comprend également le temple du Sphinx et le temple de la vallée qui affichent les deux le même style architectural, avec des blocs de pierre de 100 tonnes provenant de l'excavation de l'enceinte du Sphinx. Une statue de Khéphren en diorite découverte enterrée avec d'autres débris dans le temple de la vallée, est revendiquée en tant que soutien pour la théorie de Khéphren.

Reader s'accorde sur le fait que le temple du Sphinx et le temple de la vallée sont étroitement associés au Sphinx, comme la chaussée des géants, et même une partie du temple funéraire de Khéphren, mais suggère que ceci indique simplement que ces structures sont antérieures à Khéphren et ne permettent en aucun cas de faire un lien entre le Sphinx et le pharaon Khéphren.

Temple sphinx

PLAN DES TEMPLES DE LA VALLÉE, DU TEMPLE DU SPHINX ET DU SPHINX.

Rainer Stadelmann, ancien directeur de l'Institut archéologique allemand du Caire suggère que Khéops, le père de Khéphren, fut le constructeur du Sphinx et soutient que la chaussée de Khéphren, par sa direction, été construite de telle façon à se conformer à une structure préexistante, qui à ses yeux et compte tenu de son emplacement, ne peut être que le Sphinx.
Le site officiel de Lehner propose aussi un argument similaire basé sur une séquence archéologique des constructions de la région. Lehner pointe la tendance qu'ont certaines structures des environs à intégrer des éléments de structures plus anciennes, et en se basant sur l'ordre dans lequel elles ont été construites, il conclut par la séquence archéologique que le Sphinx ne peut pré-dater le règne de Khéfren.

Hawass pointe la mauvaise qualité du calcaire de Gizeh comme une cause des niveaux importants d'érosion. Il a conclu, à partir de l'actuel rythme rapide de l'érosion sur les membres II (calcaire particulièrement friable) de la surface du Sphinx, que « les 1 100 ans entre Khéphren et la première restauration pendant la XVIIIe dynastie, ou même la moitié de ce temps, aurait été plus que suffisant pour éroder profondément le calcaire membre II après la phase I de restauration ». Schoch relève que d'autres structures et surfaces sur le plateau de Gizeh, sont fabriquées à partir de la même bande de calcaire (membre II) que l'enceinte du Sphinx, mais elles ne montrent pas les mêmes traces d'érosion.

Peter Lacovara, égyptologue et conservateur au musée M. C. Carlos de l'université Emory, relie les éléments d'érosion sur le mur d'enceinte à l'activité de la carrière plus qu'aux intempéries, et soutient que les autres usures sur le Sphinx sont dues a des infiltrations d'eau et de l'érosion par le vent.
Réponse d'autres géologues.
D'autres géologues ont proposé des explication alternatives pour les traces de précipitations sur l'enceinte du Sphinx.

Un mécanisme alternatif d'érosion possible est l'haloclastie. De la moisissure en surface dissout les sels qui sont ensuite transportés plus en profondeur par infiltration. Ces sels cristallisent lorsque la moisissure sèche et provoquent la chute d'une fine couche de pierre avec de la croissance des cristaux. Il est accepté par Schoch et al. que ce mécanisme est notable dans beaucoup de lieux du plateau de Gizeh.

Un partisan du processus d'haloclastie est le Dr James A. Harrell de l'université de Toledo, qui prône que les profondes crevasses ont été causées par haloclastie via les moisissures présentes dans le sable qui a recouvert la sculpture pendant la plus grande partie de son histoire

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Lal Gauri et al. est aussi favorable au processus d'haloclastie pour expliquer les traces d'érosion, mais a proposé que les moisissures puissent être liées à des phénomènes de rosée.

Le Getty Conservation Institute a analysé la base du sphinx entre 1990-1992, concluant que la « cristallisation continuelle du sel, qui a un effet destructif sur la pierre, pourrait expliquer au moins une partie des détériorations de la sculpture ».

L'haloclastie est rejetée par Schoch et al. comme explication pour les traces d'érosion verticales car elle n'explique pas ces traces d'usure visibles et évidentes, mais en particulier le fait que ces éléments d'érosions ne soient pas distribués régulièrement et plutôt dans des zones qui auraient été particulièrement exposées au ruissellement. L'haloclastie aurait dû opérer de façon régulière sur toute la surface en parallèle, Schoch fait remarquer que les théories alternatives n'expliquent pas l'absence de traces similaires d'érosion sur les autres surfaces de calcaire du complexe de Gizeh qui ont pourtant été extraites des mêmes strates de pierre calcaire.

Reader -qui accepte que le Sphinx puisse être antérieur à Khéphren mais préfère une date de construction dans le début de période dynastique- se réfère aux tombes creusées dans les murs d'enceinte au cours de la XXVIedynastie. Les entrées de ces tombes ont subi une érosion si légère que les marques des burins sont encore clairement visibles. Il souligne donc que si une des théories alternatives avait été la cause des altérations sur les murs d'enceinte (jusqu'à un mètre de profondeur à certains endroits), alors les entrées des tombes aurait été bien plus sévèrement abîmées.

Il est également accepté que l'érosion éolienne a joué un rôle important dans l'érosion du Sphinx. Schoch souligne que l'érosion éolienne forme des bandes horizontales très distinctes, alors que l'érosion par l'eau forme plutôt des fissures verticales caractéristiques.

Réponse des climatologues.

Des études récentes des climatologues allemands Rudolph Kuper et Stefan Kröpelin, de l'université de Cologne suggèrent qu'un changement de climat humide à un climat beaucoup plus sec peut être survenu autour de 3500-1500 avant J.-C., ce qui représente un retard de 500 ans à ce qui est communément admis. L'égyptologue Mark Lehner pense que ce changement climatique peut avoir été responsable des profondes altérations trouvées sur le Sphinx et les autres sites de la IVe dynastie. Après avoir étudié des échantillons de sédiments dans la vallée du Nil, Judith Bunbury, un géologue à l'université de Cambridge, a conclu que le changement climatique dans la région de Gizeh a peut-être commencé tôt dans l'Ancien Royaume, avec une avancée massive des sables à la fin de l'ère.

Schoch souligne que les briques de terre crue des mastabas sur le plateau de Saqqarah à environ 20 km de Gizeh sont restées relativement intactes. Ces monuments sont datés sans équivoque aux deux premières dynasties. Ceci indique selon lui qu'aucune précipitation soutenue n'a eu lieu dans la région depuis le début de la période dynastique, et que les communautés qui ont construit ces structures n'auraient pas été préparées à de telles précipitations.

Reader a répondu en indiquant « qu'ils ont été construits sur une zone surélevée et qu'ils ne se trouvent dans aucun captage naturel. Ces tombes n'ont pu, par conséquent, avoir été exposées à un ruissellement important. ». Il conclut avec « le fait qu'ils ne sont pas significativement dégradés, comme Schoch a souligné, montre que la pluviométrie n'a pas été un agent de dégradation important en Égypte ». 

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source

 

2ème Partie - Réponse dans 'Archaeology Magazine' à Zahi Hawass et Mark Lehner
par Robert M. Schoch

Dans leur critique de mes recherches sur l'âge du Grand Sphinx (ARCHÉOLOGIE, septembre / octobre 1994); Zahi Hawass et Mark Lehner dirigent leur attaque principalement vers une émission de télévision populaire, The Mystery of the Sphinx, qui n'a jamais été destinée à prendre la place des articles sérieux que j'ai publiés sur le sujet.
Je ne sais pas qui était responsable de la découpe du corps du Sphinx. Cependant, la sculpture du noyau n'a pas dû être au-delà des capacités des peuples néolithiques qui habitaient la région. Je connais les travaux de Thomas Aigner et K. Lal Gauri sur la stratigraphie de l'enceinte Sphinx. Ces contributions, cependant, n'expliquent pas entièrement les profils d'altération observés sur ces roches. Le travail des géologues M.M. El Aref et E. Refai, et mon propre travail, complètent les études d'Aigner et Gauri et démontrent que différents types d'altération et d'érosion peuvent être observés sur le plateau de Giza, chaque type étant dominé à différents degrés par différents agents d'altération / érosion: vent. El Aref et Refai ont indépendamment confirmé l'altération de l'eau dans l'enceinte du Sphinx. Ces caractéristiques ne peuvent être que le résultat du régime climatique significativement plus humide qui s'est produit dans la région durant les périodes prédynastiques. Les études sismiques que Thomas Dobecki et moi avons menées dans l'enceinte du Sphinx étayent ces conclusions et permettent de proposer en toute confiance un âge minimum pour la partie la plus ancienne du corps central du Sphinx.


Une grande partie de l'argument de Hawass-Lehner pour un Sphinx plus jeune repose sur l'affirmation que son style actuel et son niveau d'érosion sont représentatifs de son altération passée. Ils affirment que "l'altération ancienne et moderne sur le Sphinx sont, pour la plupart, le même jeu de balle." Ils discutent de la douceur du calcaire à certains endroits et de l'écaillage de la pierre pour produire des «chips géantes» sans se rendre compte que ces phénomènes superficiels résultent de la pollution moderne, des dépôts acides, du sel déposé par les nappes phréatiques, le barrage du Nil, et ainsi de suite. On peut soutenir que le Sphinx a souffert plus au cours du dernier siècle que pendant les 5 000 dernières années.


Les calcaires du plateau de Gizeh sont croisés avec des fractures ou des articulations, et ces articulations remontent à des millions d'années. Cependant, les joints ne sont pas ouverts comme des fissures partout sur le Plateau de Gizeh. Les fissures telles que celles qui se trouvent sur la paroi de l'enceinte du Sphinx ne peuvent être produites que par l'eau, principalement les précipitations, et portent sur l'âge du sphinx. Ceci est dramatiquement illustré sur la partie est du mur sud de l'enceinte où les fissures sont beaucoup moins extrêmes; ici, le mur n'a pas pris le poids du ruissellement. Hawass et Lehner ne font pas la distinction entre les articulations naturelles et les fissures développées uniquement par les processus d'altération.


J'ai utilisé le tombeau de Debehen de la 4ème Dynastie comme illustration pratique de l'érosion éolienne classique (qui a eu lieu depuis l'Ancien Empire) contre l'érosion / érosion induite par les précipitations (antérieure à l'Ancien Empire) observée dans l'enceinte du Sphinx. L'hypothèse d'un Sphinx plus ancien ne repose pas uniquement sur la comparaison de cette tombe aux profils d'altération dans l'enceinte du Sphinx. Au contraire, l'érosion éolienne observée à Debehen est typique de l'altération qui prédomine sur une grande partie du plateau de Giza par rapport à celle observée dans l'enceinte du Sphinx. Bien sûr, je suis conscient qu'il pleut toujours sur le plateau de Gizeh (environ un pouce par an), et de légères pluies sont observées ailleurs sur le plateau, mais pas autant que dans l'enceinte du Sphinx. Hawass et Lehner essaient, sans convaincre, de rejeter mes données en fonction des différences de «niveaux auquel une couche se classe dans une autre» à l'enceinte Sphinx et au tombeau de Debehen, produisant ainsi «angularité» par opposition à «rondeur des profils rocheux altérés». "

Pourtant, ils ne parviennent pas à démontrer que les couches se nivellent les unes les autres différemment dans ces différentes zones ou comment ces différences, si elles existaient, pourraient expliquer les divergences majeures observées dans les profils d'altération des différentes zones considérées.


Malgré les objections de Hawass et Lehner, je suis d'accord avec ma corrélation que le tombeau de Debehen est sculpté par le membre Secepet (membre II) de la formation de Mokattam, comme la majorité du corps central du Sphinx. Lithologiquement, les roches sont comparables. De plus, même s'ils sont pratiquement à plat dans quelques zones isolées, les roches du plateau de Gizeh plongent globalement de 5 à 10 degrés vers le sud-est et frappent NE-SW; les roches de Debehen à l'ouest-sud-ouest du Sphinx devraient être environ 100 pieds plus haut en altitude que le même membre dans l'enceinte du Sphinx.

Étant donné que la tombe et le sphinx sont à moins de 500 mètres l'un de l'autre, il est valable de comparer les caractéristiques d'érosion et d'érosion des deux zones. Le fait que la tombe de Debehen soit aujourd'hui «plus haute et plus sèche» peut être pris en compte lors de la comparaison des profils d'altération, et a peu d'incidence sur les anciens agents atmosphériques qui ont été au centre de mes recherches.


Hawass et Lehner sont en désaccord avec mon analyse de la construction en deux étapes des temples Sphinx et Valley, affirmant que le calcaire et le granite ont été mis en place en même temps. Pourtant, ils n'offrent aucune preuve pour leur affirmation autre qu'une analogie entre la construction de la Pyramide de Menkaure (qui a du granit face à du calcaire) et le Temple du Sphinx. J'ai étudié la Pyramide de Menkaure et le Temple du Sphinx sur place et je ne crois pas que les détails de construction soient comparables.


Je n'ai jamais voulu dire que les murs de l'enceinte Sphinx étaient à l'origine absolument verticaux. Dans une illustration publiée, je leur montre un angle d'environ 80 degrés avant d'être altérée. Cependant, il reste que même en tenant compte d'une pente aussi faible, les couches les plus dures au sommet de la section ont généralement été érodées plus loin que les couches plus douces plus basses dans la section, corroborant ainsi l'hypothèse d'un Sphinx plus ancien.


En ce qui concerne le mur ouest de l'enceinte du Sphinx et le canal de drainage le long du côté nord de la chaussée de Khéphren, Hawass et Lehner n'ont aucune preuve de l'origine du chenal; c'est une simple affirmation qui est née à l'époque de Khéphren. Deuxièmement, l'extrémité ouest de l'enceinte Sphinx a en réalité deux «murs», un plus haut (sculpté dans le membre Setepet [membre II]) et plus à l'ouest que l'autre (le mur inférieur est sculpté dans le membre Rosetau [Membre I]) . Le «mur du fond» le plus élevé, situé le plus à l'ouest, montre en effet qu'il pleut et qu'il remonte à l'époque de l'avant-royaume. Les études sismiques indiquent que le «mur du fond» inférieur, situé directement derrière la croupe du Sphinx, a été fouillé beaucoup plus tard, probablement à l'époque de Khéphren.

source2 

Debehen

VUE DU DEBEHEN.

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